vendredi 1 mars 2019

Voyage au centre de la terre - Jules Verne

Titre : Voyage au centre de la terre
Auteur : Jules Verne
Édition : France Loisirs
Nombre de pages : 400
Genre : Aventure / Sciences-Fiction 


Synopsis
Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé.
Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme : Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du XVIe siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre ! Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan…


Mon avis sur cette lecture
Voici un classique de la science-fiction qui a rejoint ma bibliothèque il y a tout juste une semaine, et qui est aussitôt lu. Allez savoir pourquoi cette envie soudaine de lire du Jules Verne ! Quoi qu'il en soit, ce titre permet de valider in extremis la consigne "lire un livre dont le titre est écrit en violet" du challenge "lire en couleur".
J'ai aimé ce premier contact avec la plume du pionnier de la littérature science-fiction. Jules Verne possède une richesse scientifique et lexicale qui rend son histoire très captivante, malgré un choix de narration passif et contemplatif.
En effet, dans "voyage au centre de la terre", nous suivront l'expédition de trois protagonistes : Le professeur Lidenbrock, son neveu Axel et Hans, guide et homme à tout faire. C'est au travers du regard d’Axel que nous découvrons leur insolite aventure. Or, Axel jouit de très peu d'initiatives dans ce voyage,. Ce dernier suit son oncle, plus par obligation que par réel envie et il participe très peu à l'évolution du récit. Ceci renforce la passivité du roman et sa longueur.
Outre le point de vue narratif attribuant une lenteur souhaité, le déroulement du voyage est long lui aussi. Le trio débute la descente jusqu'au centre de la terre qu'à partir du tiers du récit, et intègre un univers purement fictif qu'après la moitié du roman. En effet, Jules Verne décrit amplement le voyage jusqu'en Islande, point de départ de l'aventure, puis décrit méticuleusement l'univers géologique de l'expédition. De plus, il ne nous épargne pas les erreurs d'itinéraires, les moments de doute ou les points de blocage que rencontrent les personnages.
Ainsi, l'ensemble traîne. Ce choix peut être dérangeant, mais j'avoue y avoir perçut une manière de décrire la pénibilité d'une quête et un certain réalisme. Par moment, j'en avais vraiment ras le bol des descriptions et paradoxalement, j'en été ravie pour l'apport en connaissance et en vocabulaire que celles-ci apportaient. Enfin, cette frustration avait besoin d'être assouvie, et c'est ce qui m'a permis de terminer l'ouvrage sans l'abandonner. Oui, comme le professeur Lidenbrock,  j'avais envie de savoir qu'est ce qu'il y avait dans ce fichu centre de la planète !
Pour conclure, il est évident que ce classique n'a rien à voir avec les romans de science-fiction riches en actions que l'on peut côtoyer de nos jours. Toutefois, pour l’intelligence d'écriture et la richesse de celle-ci, c'est une super lecture ! Jules Verne a réussi à piquer ma curiosité. J'essayerai sans doute un de ces ouvrages tout aussi connu tel que "20 000 lieues sous les mers".


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